Avant,
Lorsque ça n'allait pas du tout, je trouvais que ce que j'écrivais avait une saveur particulière, un goût amer mais assez agréable. C'était souvent juste quelques lignes car le noir reprenait le dessus et une espèce de pudeur me faisait cesser d'écrire.
Aujourd'hui, j'ai perdu quelqu'un de très proche, quelqu'un de ma famille et je n'arrive pas à aligner trois mots décents. J'ai reporté mes entretiens pour du boulot, fait une pause dans la rédaction de mon mémoire. Ce que j'écris me semble futile et vide de sens.
Je ne me sens pas aussi bas qu'autrefois. J'ai une certaine joie en moi. Comme si cette disparition était un soulagement, soulagement que cette personne soit partie comme elle l'a toujours souhaité : avec dignité.
Ca y est, les mots ne viennent plus, j'ai juste envie de me reposer.