Nouveau week end,
Nouveau livre et une centaine de pages lues depuis que j'ai soulevé la couverture. Je n'avias pas osé retouché au grand James depuis un moment car -je vais devoir parler de ma vie- je m'étais plongé dans ses écrits lors de mes séjours hospitaliers pour oublier la qualité des plateaux sodexho.L'un de mes professeurs de lettres avait un jour dit "La littérature française commence à Rabelais et s'achève à Duras... Duras exclue". Il avait ajouté que les romans policiers n'entraient que très rarement dans la catégorie littérature. James Ellroy, lui explose la littérature. Son écriture est violente, dérangeante, agressive, complexe...
Ses histoires sont toujours pourvues de milliers de ramifications inextricables. LA confidential, Le Grand nul Part, le Dalhia noir... des perles de 700/1000 pages. Mais Ellroy n'est pas Connely ou Dan Brown. Ses livres ne sont pas évidents, ils ne se lisent pas dans le métro ou à la plage. Ellroy se mérite, il faut s'y plonger, entrer dans ses personnages sombres et torturés ; il faut tenter d ecomprendre sa fascination pour la période des années 50/60/70 et tout ce que la société compte de pourri, de sale, de laid.
Mon nouveau Livre est American Death Trip et il plonge une fois encore dans la fange.Je ne sais pas encore s'il sera mieux ou moins bien que les précédents. MAis je retrouve ce petit frisson qu'Ellroy procure en lachant son oeuvre entre les mains du lecteur en semblant vouloir lui dire : "Vas-y maintenant c'est à toi de souffrir en le lisant".
Je dois être Maso, mais j'aime ça.