Comme toutes les semaines,
Je suis allé chez mon marchand de journaux favori, ai sorti deux euros de ma poche puis ai pris un Charlie Hebdo... C'est un réflexe depuis la prépa. Au début c'était par simple esprit de contradiction : arriver en prépa "HEC" avec un journal réputé d'extrême gauche sous le bras me semblait être assez ironique. Quel crétin.
Toujours est-il que le geste est resté. Cavana, Cabu, Polac, Oncle Bernard, Wolinski -et maintenant Riad Sattouf et Sfarr- font partis de ma petite joie du mercredi matin en prenant le métro.
Bien sûr Charlie véhicule un bon nombre de clichés, bien sûr il y a Siné dont l'immuable esprit obtus en devient amusant, bien sûr il y a du mauvais goût et de l'humour caca prout bite qui ne me fait même pas sourire. Pourtant j'affectionne cette feuille de choux avec quelques jolies plumes et des petits mickeys rigolos.
A l'inverse je n'ai jamais pu supporter le Canard enchaîné. Un journal de profs, un Minute de "gauche", une importance autoproclamée et des calembours en Bresse...
Comme quoi, un canard parfois, c'est comme une poule, ça ne vole pas bien haut.